Le 12 septembre 1951 un enfant qui n’a pas cinq ans, et qui est probablement peu conscient de la tragédie qui vient de lui survenir, devient orphelin de père. En effet, en participant à un rassemblement militant, Mzingaye son père aurait été tué par un policier blanc.

Ceux qui viennent rendre visite à la famille éplorée et qui certainement s’apitoient devant les enfants privés de la protection de celui qui vient d’être assassié ne peuvent pas s’imaginer que, jour pour jour, 26 ans plus tard, le même régime odieux et ses agents criminels leur arrachera, avec une sauvagerie sans égal, le petit garçon, devenu un homme solide, un homme déterminé, un résistant résolu à l’apartheid, un homme dont la vie et

les combats participeront à faire tomber l’abjecte tache sur le continent africain et sur la face du monde, un régime odieux qui s’est maintenu à coups de violence, de violations systématiques des droits des humains non blancs, et de dénis de l’humanité.

Un homme dont Nelson MANDELA dira en 1994, lors de son élection à la présidence sud-africaine, 17 ans après son assassinat que

« Biko a été le premier clou dans le cercueil de l’apartheid. »

Stephen Bantu BIKO est, né le 18 décembre 1946 à Ginsberg près de King William’s Town. Il est le fils de Mzingaye Biko et de Nokuzola Macethe Duna, parents de cinq enfants.

Mzingaye son père travaille un certain temps comme policier puis, plus tard, il est devient clerc dans le bureau des affaires autochtones de la ville de King William’s Town. Le Père de Steve Biko est un homme relativement instruit. Intéressé au droit, Mzingaye décide de parfaire son éducation en s’inscrivant à l’Université d’Afrique du Sud (UNISA) dans laquelle il prend des cours à distance. Sa mort prématurée sera probablement ce qui l’empêchera d’obtenir son diplôme en droit.

Le jeune Stephen grandit dans une famille qui, révoltée par l’odieuse mort de Mzingaye, est en rébellion contre le système qui les a meurtris intimement, en plus d’être un régime qui n’a de cesse de les blesser dans et de violer leur identité d’homme noirs. Son frère Khaya par exemple est un activiste résolu contre l’aphartheid.

L’enfant grandit dans le rejet de l’idéologie qui a tué son père. L’enfant est turbulent bien que doué et l’adolescent connait une scolarité secondaire troublée, non par des incapacités intellectuelles, loin s’en faut Steve est brillant notamment en mathématiques et en anglais, mais par des actes de défiance et d’insoumission au système. Après avoir connu la garde à vue lors de l’arrestation de son frère Khaya, qui sera condamné à deux ans de prison, Steve contraint à déménager. Il revient dans son école d’où il sera, comme Thabo Mbeki peu avant lui, renvoyé trois mois plus tard pour avoir pris part à une grève.

Son frère Khaya BIKO donne de lui le témoignage suivant :

« Steve a été renvoyé sans raison valable. Ceci dit, rétrospectivement, je salue le geste du gouvernement sud-africain car il a mis en lumière un très bon politicien. J’avais essayé en vain d’obtenir que Steve s’intéresse à la politique. En un jour, la police aura réalisé que, des années durant, je n’ai pas réussi à faire. Elle a de surcroît réveillé en lui un géant. »

En dépit de son renvoi, le brillant jeune homme s’inscrit à la faculté de médecine de Durban, section « non européenne » bien entendu. Les européens ne se mélangent pas avec les autres. Tel est le visage de cet Apartheid dont le monde sera longtemps complice. En dépit du silence des puissants de ce monde, à l’intérieur, les non européens parmi lesquels les noirs, luttent, résistent, payent de leur vie, voient périr leur enfants comme les parents des enfants de Soweto en juin 1976.

C’est à l’université de Durban que Stephen Bantu Biko fait ses premières armes politiques. Dans un premier temps il milite à L’Union Nationale des Etudiants Sud Africains, syndicat étudiant créé par des blancs libéraux. Il prend ses distances avec ce mouvement à cause entre autres du paternalisme blanc auquel il opposera bientôt la conscience noire. En 1969 en effet, il créé avec d’autres étudiants noirs, l’Organisation des Etudiants Sud-Africains (SASO) dont il prend la tête.

Au cœur de son discours la conscience noire et l’émancipation des noirs seront désormais des questions récurrentes. Biko n’aura de cesse de travailler à libérer la mentalité des noirs sud-africains car, comme il le dira dans un discours à Cape Town en 1971,

« L’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur, c’est la mentalité, l’esprit de l’opprimé ».

Pour lui, la bataille contre le régime odieux qui broie les non européens en général, et les noirs -démographiquement majoritaires pourtant- en particulier, se gagnera dans la prise de conscience par le noir de sa dignité d’humain, égale en valeur avec celle de ceux que l’on a érigés de manière arbitraire, humains supérieurs. Elle se gagnera aussi par ricochet dans la mentalité de ces européens otages de la bêtise quand ils réaliseront qu’il n’est sur terre d’humanité supérieure en dépit de violences séculaires faites à l’Afrique sur le fondement de paradigmes suprémacistes qui malheureusement convulsent encore des années après le passage sur la terre de Biko. Mais revenons aux mots de Stephen Biko :

«  Pour commencer, expliquera-t-il à un journaliste britannique , il faut que les Blancs réalisent qu’ils sont seulement humains, pas supérieurs. De même les Noirs doivent réaliser qu’ils sont aussi humains, pas inférieurs… »

Steve Biko a su captiver l’attention de jeunes noirs qui n’étaient pas disposés à subir les mêmes humiliations et à être violés dans leur dignité comme autrefois leurs parents.

La réalité sociale du noir sous l’Apartheid dans l’univers blanc était d’être un vassal dont on ne prenait pas la peine de découvrir le nom. Il était un prénom que l’on prononçait ou vociférait pour asséner un ordre, donner des directives, assigner à résidence dans des espaces réservés aux « comme eux ». Il était un sous humain toléré dans l’environnement des « humains supérieurs » pour des tâches domestiques. Il y accédait au moyen d’un laisser passer qui l’autorisait à côtoyer les humains aboutis, idéalement en baissant les yeux et en gardant une posture servile et résignée.

Décidément les régimes suprémacistes sont duplicables d’un espace à l’autre. Les afro-américains ont connu eux aussi l’infantilisation, le paternalisme et la déshumanisation de la figure du noir par un pays fondé sur un suprémacisme criminel.

Ce n’est pas étonnant que le mouvement créé en 1969 par Steve Biko et ses amis ait été fortement inspiré par la résistance aux USA que l’on a appelée mouvement des droits civiques. Biko a beaucoup lu. Il s’inspire de Fanon, Césaire, des auteurs de la négritude, de Garvey, Dubois, Luther King, Malcolm X et bien d’autres. Il n’est pas en reste par rapport à eux en matière de charisme, de densité intellectuelle, de force de conviction et d’éloquence.

C’est un homme dangereux pour le système criminel qui enserre les non blancs dans un étau de désespérance, de douleur, et d’avenirs confisqués. Le mouvement de Biko est redoutable pour l’Apartheid parce qu’il pénètre les vies et les consciences de la jeunesse et l’oppresseur aux abois sait que son arme la plus puissante s’émousse puisque les esprits et les mentalités des opprimés se défont de ses chaînes et des liens psychiques qui les entravaient. En dépit d’une vision plus radicale que celle de l’ANC avec lequel ils sont en désaccord sur une lecture exclusivement non raciale du conflit, le Mouvement de la Conscience noire est non violent et tient à le demeurer.

Biko et le Mouvement de la Conscience Noire préconisent en effet l’émancipation des Noirs par eux-mêmes. Selon eux, quand bien même ils seraient de bonne volonté, les blancs ne pourraient entièrement saisir le point de vue des noirs sur la lutte à mener. Il se prononce contre l’intégration entre noirs et blancs, se déclarant contre « le fait qu’une minorité  de colons impose un système entier de valeurs aux peuples indigènes ».

Pour Biko, la « libération psychologique » est primordiale car les noirs ne peuvent se libérer politiquement de l’apartheid que s’ils cessent de se sentir

inférieurs aux blancs. C’est pour cette raison que selon lui, ils ne doivent ni ne peuvent compter sur l’aide ou l’assistance de blancs et ils doivent cesser

de participer à tout mouvement incluant des blancs. Il est impératif que les noirs prennent conscience de leur capacité en propre à s’affranchir de l’Apartheid. L’idée que les Noirs puissent déterminer leur propre destinée et le principe de la fierté de la conscience noire ont eu un grand retentissement dans la population noire dans une période au cours de laquelle les lois racistes de l’apartheid étaient à l’apogée de leur mise en œuvre.

La prise de conscience impulsée par Biko engendra des héros dans des hommes ordinaires, des résistants déterminés dans la jeunesse. Elle brisa dans les hommes la résignation pour faire naître l’exigence d’un autrement telle que nombreux étaient prêts à payer de leur vie leur vision de l’Afrique du Sud libérée de l’Apartheid.

En 1973, Biko, ainsi que d’autres membres de son mouvement sont arrêtés pour terrorisme. C’est la réponse du régime à la politisation croissante des écoles sous l’influence des membres de son organisation et au développent des tentatives de boycotts et de fermetures d’écoles. Biko est alors banni et assigné à résidence dans sa région du Cap-Oriental. Il est empêché de tenir des discours en public et de parler à plus d’une personne à la fois.

Concernant cette période de bannissement, sa femme Ntsiki raconte ceci :

« J’ai épousé un homme ne sachant pas qu’il était le chef de file d’un mouvement. Pour moi il était juste comme n’importe quel homme. Cependant, je voyais bien qu’il y avait quelque chose qui le poussait travailler avec, et pour les autres, tant et si bien que, la plupart du temps, la famille ne passait pas en premier.

Quand il a été banni en 1973, les gens venaient le voir pour lui soumettre des problèmes. Il y avait ceux qui venaient avec des problèmes d’argent ou de famille. Si quelqu’un venait à lui en disant  «Je n’ai pas d’argent pour envoyer mon enfant à l’école », ou« Je n’ai pas de nourriture à la maison,” vous savez ce qu’il faisait ? Il vidait nos sacs afin de rassembler le nécessaire pour aider cette personne. Donc, il était toujours disposé à œuvrer pour les gens »

En dépit de cette tentative de bâillonnement de Steve Biko par le bannissement et l’assignation à résidence, la semence plantée dans les consciences depuis 1969 porte du fruit : l’aspiration à l’émancipation des jeunes noirs est croissante ; l’on voit une augmentation notable du nombre de militants du Mouvement de la Conscience Noire. Ce sont en majorité des jeunes qui rejettent les principes de modération et d’intégration prônés par leurs parents.

Le changement dans les mentalités des populations noires débouche en juin 1976, sur des soulèvements populaires de grande envergure dans tous les townships du pays. Le régime de l’Apartheid qui sait que par l’imposition d’une langue on contrôle l’imaginaire des peuples  décide de prescrire de manière unilatérale l’Afrikaans comme langue de l’enseignement à égalité avec l’anglais. Il se heurte à la résistance des écoliers noirs de Soweto.

Les systèmes pernicieux, en dépit de l’arsenal légal dont ils usent pour asseoir leur pouvoir, se savent illégitimes et ont pour ressort la violence contre ceux qui leur résistent. C’est ainsi que pour disperser la foule qui proteste contre cette mesure, la police tire à balles réelles sur des enfants, causant au moins 23 morts. On estime que 20 000 élèves ont participé à ces manifestations et qu’entre 176 et 700 personnes ont été tuées au total lors de la répression menée par les forces de police.

Oui le mouvement que conduit Biko est révolutionnaire en ce qu’il agit sur le terrain de la conscience, de la mentalité, de la réinvention de soi par l’humain noir, débarrassé des oripeaux identitaires instillés comme un poison dans des définitions de soi biaisées, courbées, tronquées : « Le principe de base de la Conscience noire, affirmait Biko en 1976, est le rejet par l’homme noir du système de valeurs qui veut faire de lui un étranger dans son propre pays et qui détruit jusqu’à sa dignité humaine »

Le Mouvement de la Conscience Noire agit sur le terrain à travers des projets éducatifs, culturels et sociaux. Ce mouvement et son leader sont dangereux pour le système aux fondations d’argile dont la violence n’a de cesse de croître et dont le sentiment d’impunité prend le visage des agents des forces de l’ordre sans scrupules et aux actions criminelles. Quand cinq d’entre eux assassineront Steve Biko derrière les barreaux d’une prison, il sera le 20ème à mourir de cette manière en réponse à la protestation noire face à l’Apartheid.

 

Le BCM (Mouvement de la Conscience Noire) envisageait à terme une Afrique du Sud dans laquelle, la majorité noire aurait assumé un rôle dirigeant eu égard à son poids démographique et à l’histoire, mais dans un contexte institutionnel non racial.

Conscient de la hideur de la bête qu’il combattait et de sa «sauvagerie hurlante» pour emprunter des mots d’Aimé Césaire dédiés à la barbarie de la colonisation, Steve Biko était lucide sur sa mort probable. Trois mois avant son supplice il avait déclaré ceci :

« Soit tu es vivant et fier, soit tu es mort. Et quand tu es mort, tu ne peux plus t’en soucier. Ta façon de mourir peut elle-même être une chose politique (…) car si je n’arrive pas de mon vivant à soulever la montagne de l’apartheid, l’horreur de la mort y parviendra sûrement. »

Quelle préscience que la sienne. La lâcheté, la violence, le cynisme et l’horreur de son assassinat suscitèrent une telle indignation internationale que le Conseil de sécurité procéda enfin au renforcement d’un embargo sur les armes décrété en 1963, qu’il avait honteusement refusé de consolider après la répression sanglante de la révolte de Soweto une année auparavant. Le Conseil de sécurité avait signé par son refus d’alors, le peu de valeur qu’il accordait à la vie des élèves massacrés et de tous les autres morts de 1976.

Le plus grand complice du régime de l’Apartheid aura décidément été la nébuleuse appelée la communauté internationale.

Le 12 septembre 1977, alors qu’il n’avait pas encore 31 ans, et 26 ans jour pour jour après son père avait été tué, Steve Bantu BIKO mourait seul, nu, dans une cellule de la prison centrale de Pretoria après avoir été torturé par la police. La grotesque tentative de réécriture du scénario de sa mort sera déjouée par la publication de la photo de son corps nu gisant à même le sol et couvert d’ecchymoses par son ami, le journaliste britannique Donald Woods.

Steve Biko avait été arrêté le 21 août à Port Elisabeth où il avait été assigné à résidence suite à des mesures de bannissement. Dans les locaux de la police, Steve Biko aura été violemment battu à de nombreuses reprises. Ses bourreaux l’enchaineront complètement nu, probablement pour le briser. Une semaine plus tard, le 7 septembre l’homme est déjà, reconnaitront des années plus tard les dites autorités, dans un état très grave. Il a de graves lésions neurologiques causées par ce qu’ils prétendront être une « chute accidentelle », mais ce n’est que le 11 septembre que l’on demandera son transfert à l’hôpital, après plus de vingt jours de traitement inhumains, de négligence criminelle, de non-assistance à personne en danger. La police, toujours plus créative dans l’inhumanité choisit de le transporter, nu, comateux, à même le plancher d’une jeep, dans un hôpital à 1200km du lieu dans lequel il a été torturé. Son décès sera constaté le 12 septembre et les autorités ne seront pas en manque d’imagination pour expliquer sa mort. Elles donneront jusqu’à huit versions à son trépas, parmi lesquelles la grève de la faim ! Le grotesque de leurs versions prêtrerait à rire si l’enjeu derrière n’était pas le mépris de l’humain et de sa dignité sur des bases suprémacistes et imbéciles. Oui on exploserait de rires s’il n’y avait pas tant de sang sur le parquet de leurs structurelles stupidités.

Deux jours après la mort du leader du Mouvement de la Conscience Noire, Jimmy Kruger, Ministre de la police, s’était fendu d’une déclaration qui avait provoqué l’hilarité de son auditoire :

«  Je ne suis ni heureux, ni désolé à propos de Mr Biko. Sa mort me laisse froid. »

Cet assaut de cynisme, d’humour arrogant et méprisable est l’un des visages les plus habituels que présentait ce que Tony Karon, ancien rédacteur en chef au Time et sud-africain d’origine a appelé “un régime raciste, un régime de voyous”

Après sa mort son ami Donald WOODS lui a rendu ce bel hommage :

« Le plus estimé de mes amis, Steve BIKO est mort en détention. Il n’a aucunement besoin que je lui rende hommage. Il n’en a en fait jamais eu besoin. C’était un homme spécial et extraordinaire qui, à l’âge de trente ans, avait déjà acquis une dimension imposante dans les cœurs et dans les esprits de milliers de jeunes noirs par toute l’Afrique du Sud.

Pendant les trois and durant lesquels j’ai grandi à son contact, ma conviction sur le fait qu’il était le leader le plus important du pays n’a jamais vacillé. Il était tout simplement l’homme le plus grand qu’il m’ait été donné le privilège de connaître.

La sagesse, l’humour, la compassion, la compréhension, un intelligence brillante, le désintéressement, la modestie, le courage – il avait tous ces attributs.  … Le gouvernement n’a d’évidence jamais compris combien Steve Biko était un homme de paix. Il était</p><p>militant dans le fait qu’il défendait les principes qui le forgeaient mais son but constant était la réconciliation dans la paix de tous les Sud-Africains. »

Après sa mort, Steve Biko est devenu un symbole de la résistance à l’Apartheid et un des grands martyrs de l’Afrique du Sud. Il serait dommage que l’iconographie autour de lui fasse de l’ombre à la réalité de son combat, à la densité de sa pensée, et à l’œuvre libératoire qu’un jeune homme mort avant l’âge de 31 ans aura, avec ses camarades du Mouvement de la Conscience Noire , opérée dans la mentalité de bien des noirs en Afrique du Sud, émoussant l’arme de l’oppresseur au point qu’un jour, il soit obligé de desserrer son étau sur un peuple, sur ses peuples, sur une nation.

L’histoire de l’Afrique du Sud reste à construire, de nombreuses inégalités restent à éradiquer mais, dans cette histoire, dans l’histoire avec un grand H de l’Afrique du Sud, le nom de Stephen Bantu Biko, né le 18 décembre 1946 à Ginsberg, ne saurait s’écrire en lettres minorées.

Il était, il est de ces hommes dont l’aura et le message se défient du temps, des frontières et des phénotypes pour rencontrer l’humain en chacun, pour le questionner, le défier, et pour le relever.

Comme d’autres figures des luttes de libération des peuples, il demeure une inspiration pour beaucoup et la mémoire de son lumineux passage fonde, encore aujourd’hui, bien des résistances, nous rappelant qu’il n’est jamais trop tôt pour se soulever contre un système odieux.

Merci à Steve Biko pour l’exemple et l’inspiration.

BIBLIOGRAPHIE ET SOURCES:

Steve Biko, la conscience noire par Augusta Conchiglia in Le monde diplomatique, 11 septembre 2007

Steve Biko Activist http://www.biography.com/people/steve-biko-38884

Stephen Bantu Biko http://www.sahistory.org.za/people/stephen-bantu-biko

Remembering the Death of Steve Biko 35 Years Later by Tony Karon

http://lightbox.time.com/2012/09/12/remembering-the-death-of-steve-biko-35-years-later/#1

Steve Biko Wikipedia

The life and death of Steven Biko, video http://www.youtube.com/watch?v=MoNGCSgWQEQ